L'auto-stage, issue de secours pour les étudiants entrepreneurs ? – Le Monde

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Une circulaire gouvernementale a introduit en février le terme d’« auto-stage », pour pallier les difficultés de certains étudiants autoentrepreneurs à en trouver sous un format classique.
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Etre à la fois encadré et encadrant, stagiaire et tuteur de stage : cela a l’air d’une blague, mais c’est désormais possible, grâce à une circulaire de la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (Dgesip), publiée le 15 février et adressée aux chefs d’établissement d’enseignement supérieur.
Dans le cadre d’un volet sur l’assouplissement des conditions de stage en période de Covid-19, alors que les offres ont chuté de 22 % dans le secteur privé en 2020, un paragraphe attire l’attention et crée une nouvelle forme de contrat : l’auto-stage, ou l’« accueil par lui-même d’un étudiant entrepreneur ». « La convention de stage comportera alors comme organisme d’accueil l’entreprise de l’étudiant entrepreneur », précise la circulaire.
Le fait qu’un étudiant se consacre à son autoentreprise n’est pas nouveau : en général, le stage est remplacé par le statut d’étudiant entrepreneur, créé en 2014, mais demeure peu utilisé car souvent limité aux projets accompagnés par les Pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat (Pépite). A l’Ensta Paris, école d’ingénieurs, seuls cinq étudiants sur 220 bénéficient chaque année de ce statut : « On ne peut pas aller au-delà, car c’est un suivi personnalisé qui demande beaucoup d’investissement », explique Didier Lebert, responsable des formations.
La circulaire permet alors de flexibiliser et d’élargir le cadre légal. Interrogée, l’Union des autoentrepreneurs « encourage cette démarche d’auto-stage et l’état d’esprit de promotion de l’entrepreneuriat qui préside à cette démarche, à condition qu’il soit encadré afin d’éviter de possibles dérives (faux contrats de travail ou détournement de l’esprit du stage) ».
Avec l’auto-stage, la découverte du monde du travail et l’intégration à une équipe semblent difficiles. Antoine Frankart, consultant en e-sport qui a expérimenté une forme d’auto-stage avant l’heure, en 2009, dans l’informatique, défend son sens : « Quand on est entrepreneur, on doit gérer la comptabilité, le marketing… Il faut passer sa vie à s’autoformer. Pour les gens motivés, ce n’est pas un problème de ne pas avoir de formateur. »
Le texte vire pourtant à l’ubuesque sur la question de la rémunération : « Attention, le stage devra être gratifié au plafond légal pour des questions de couverture accident. » Qui doit donc payer ce stagiaire employé par lui-même ? Lui-même, et c’est obligatoire si la convention s’étend sur plus de deux mois.
Pour l’heure, les exemples concrets sont rares. A l’Ecole polytechnique, aucun élève sur les 550 par promotion n’a ce statut, alors que 3 % des diplômés créent leur entreprise. « Nos élèves trouvent facilement des stages en entreprise, l’assouplissement des stages en distanciel a suffi », justifie-t-on. HEC Paris ne propose pas non plus ce type de stage, et n’a enregistré aucune demande, comme l’Ensta Paris, qui préfère son dispositif.
Didier Lebert voit pourtant d’un bon œil le dispositif, qui pourrait, selon lui, en appeler d’autres après la crise : « Souvent, les étudiants entrepreneurs sont un peu freinés car ils doivent partir en stage. Un tel dispositif permettrait donc d’élargir l’entrepreneuriat à davantage d’étudiants. »
Jules Thomas
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